Idées reçues sur la théorie de l'évolution

Cet article aura pour but de clarifier quelques points flous en ce qui concerne la théorie de l’évolution et de démystifier certains arguments invoqués en tant qu’objection substantielle, notamment la confusion entre l’utilisation du terme ‘’Théorie’’ en langage courant et en langage soutenu.

Une des objections les plus courantes et les plus populaires dans le vaste amalgame d’arguments faux contre la théorie est la suivante « L’évolution biologique n’est qu’une théorie, elle n’a pas été prouvée par la science. »

Cet argument reflète une ignorance de la signification du terme ‘Théorie’, un mot qui est couramment utilisé en tant que synonyme du terme ‘Idée’ mais qui en réalité en est très distinct. Une théorie est un ensemble d’explications d’un certain phénomène naturel basé sur une méthode discursive et un vaste nombre d’expérimentations. Dans la hiérarchie des idées scientifique, les théories résident au plus haut de l’échelle. Par ailleurs, dans la science, la véritable science qui est introspective, il n’y a pas de faits qui soient absolument prouvés, seuls des faits et observations corroborés par des expériences.

Un autre argument qui a la cote auprès des sceptiques est le suivant : « On ne trouve point de formes intermédiaires entre deux espèces, ceci est une preuve incontestable de la création indépendante de chaque entité biologique. »

Il est vrai que nous n’avons pas découvert la totalité des espèces intermédiaires, mais ceci ne peut néanmoins pas être un argument de poids, car la supposition implicitement admise est que le phénomène de fossilisation est parfait, ce qui n’est certainement pas le cas. Innombrables sont les espèces qui n’ont pas été préservées par ce phénomène et qui par conséquent ne seront jamais découvertes. De plus, le terme ‘Espèce Intermédiaire’ est ambigu et extrêmement arbitraire.

Prenons l’exemple du fameux Archéoptéryx, la forme intermédiaire entre les dinosaures et les oiseaux. Le fossile possède des caractéristiques anatomiques communes au superordre Dinosauria et à la classe Aves (Oiseaux). Bien évidemment, l’Archéoptéryx sp. est une espèce distincte en elle-même. Il est donc possible de supposer qu’il existe, quelque part enfui sous la croute terrestre, une forme transitoire entre l’archéoptéryx et les oiseaux. Dans ce contexte, l’archéoptéryx n’est plus intermédiaire entre deux espèces. Il est possible de poursuivre ce chemin indéfiniment, comme suit : Il existe donc une espèce transitoire entre l’espèce intermédiaire de l’archéoptéryx et les oiseaux et les oiseaux. Comme vous pouvez le constater, ceci nous ramène à un jeu de mots fastidieux qui ne nous aide en rien à appréhender le concept d’évolution biologique. Chaque espèce en soi est intermédiaire. Il ne suffirait donc pas à un sceptique de retrouver 99% des espèces ayant vécu sur terre, car pour lui, il y aura toujours un chainon manquant.

Une question récurrente sur le thème de l’évolution est la suivante : « si l’évolution est vraie, pourquoi y’a-t-il encore des chimpanzés ? »

Les évolutionnistes n’ont jamais prétendu que l’espèce Homo sapiens provienne ou soit descendu directement des chimpanzés ou autres primates modernes. Ce que Darwin et les évolutionnistes ont proposé, c’est qu’il est plausible, voire certain, que nous partagions un ancêtre commun, bien que ce dernier ressemble fortement à un Bonobo. On le nomme Australopithèque afarensis, il représente le candidat le plus qualifié en tant qu’ancêtre commun. Il aurait vécu environ 3 millions d’années de cela, dans l’Afrique.

« Des changements de telle envergure défient l’entendement, il n’est pas raisonnable de penser que nous provenions d’organismes aussi rudimentaires que les bactéries, en outre il n’est pas possible que la complexité de l’œil puisse procéder de formes simples. »

Certaines personnes pensent qu’une ébauche d’œil ne fonctionnerait pas correctement et par conséquent ne procurerait pas un avantage sélectif significatif ; une mutation du genre serait donc rapidement diluée dans le génome de l’espèce, ne laissant aucune trace.

Cependant, il n’est pas impératif de posséder un œil parfaitement fonctionnel pour qu’il procure un avantage. Un organisme qui évolue un organe photosensible, même grossièrement rudimentaire, qui ne permet que la distinction d’une ombre qui passe aurait un avantage indubitable dans la survie. Fuir les prédateurs est plus facile si l’on acquiert une telle capacité. Plus l’organe sera évolué plus la compétition sera difficile. En effet, les prédateurs eux-mêmes seront obligés d’améliorer leurs sens afin de survivre, ce qui par conséquent encouragera une évolution des yeux encore plus profonde chez les proies.

Les travaux de Nilssion et Pelger en 1994, montrent que d’après des estimations pessimistes les yeux camérulaires, semblables à ceux des vertébrés, pourraient émerger en seulement 400.000 générations.

Pour d’autres questions concernant l’évolution biologique veuillez vous adressez au forum de DrawMyScience.

Source
Rayan Maaroufi 11/7/2016

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